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Chapitre n°4 - L'éclairage - Expérience et matériels - Fiche et documentation : L'Aquaramiaud - Aquarium associatif de Saint Chamond


> Catégorie: Expérience et matériels

Chapitre n°4 - L'éclairage

Article posté par Cedric Paul.
Paru le dimanche 26 février 2012 à 20:49
Vu 2772 fois.



La lumière amène la vie, surtout sur les récifs. Jamais quelque chose d'artificiel imitera parfaitement le Soleil. Néanmoins les nouvelles techniques et technologies en aquariophilie récifale s'en rapprochent de plus en plus.

En eau de mer, la plupart de la vie est photosynthétique ; elle vit de lumière. Les Coraux sont biens connus pour leur symbiose avec la Zooxanthelle, mais ce ne sont pas les seuls.
C'est l'ensemble du récif qui est en osmose avec le Soleil

Si l'on décide d'avoir des alguivores, Crevettes, Poissons ou autre, l'éclairage sera d'autant plus important.



Sommaire:
Chapitre 1 - Le décor et le brassage
Chapitre 2 - La filtration
Chapitre 3 - Paramètres physico-chimiques de l'eau
Chapitre 4 - L'éclairage
Chapitre 5 - Le matériel



Chapitre IV - L'éclairage






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1er point, le choix selon les espèces :
L'éclairage devra suivre une logique et répondre aux besoins heliotrophes des organismes du bac. Certains ne supportant pas les UVs (Poissons Pomme de pin, Nautiles, Gorgones, quelques oursins....) alors que d'autre au contraire ne peuvent pas vivre sans. Beaucoup d'espèces aiment aussi être à l'ombre, d'où l'importance du décor. (Dendronephthya, Tubastrea...)
Il faut donc connaître et adapter selon ce qu'il y aura dans l'eau.
À vous de vous renseigner là dessus.

Au niveau des Coraux, il faut s'aider de la coloration des pigments.
Violet, bleu et rose indiquent des besoins d'ensoleillement intenses pour les Coraux durs. (C'est l'inverse chez les mous.)

Une couleur rouge en revanche montre un signe d'heliophobie. Donc il faut les placer en zone indirecte, à l'ombre, dans les coins du bac les moins éclairés ou bien au fond de l'eau là où la lumière n'est pas assez puissante pour les bruler.

2ème point, intensité de l'éclairage :
Dans la nature, le Soleil suit une course croissante toute la journée pour atteindre son zénith aux alentours de 12-14h. Il ne dure que 2 heures environs.

L'ensoleillement d'une journée se fait entre 11 et 14 heures.
On peut recréer le levé du Soleil avec de petits spots qui précèdent les lampes principales. Ceci ne brutalise pas ni les Coraux, ni les Poissons. Ensuite les éclairages s'allument progressivement jusqu'au zénith, puis s'éteignent dans l'autre sens.

C'est du plus bel effet, à différents moment de la journée le bac change !



Heure de la journée -> Valeur (en lux)
9h -> 2 800
11h -> 14 000
12h -> 17 000
13h -> 22 000
14h -> 26 000
16h -> 17000
18h -> 9 000
19h -> 7 200


Parfois on arrive à 120 000 lux en surface, mais l'eau bloque une partie de l'éclairage. Plus on descend, moins on voit sous l'eau.

S'il est impossible de faire un éclairage progressif par manque de place ou d'argent, il faut rester sur une moyenne de 20 000 lux.

3ème point, paramètres :
En milieu captif, il faut rester sur une base de 10 à 12 heures.
Les petites lampes incandescentes reproduisant les clairs de Lune sont importantes pour la reproduction de certains Coraux.

Les puristes simulent même le passage de nuages avec des objets passant devant leurs lampes à l'aide d'un bras mécanique ! (Assiettes trouées)

4ème point, type de lampe :
On a le choix entre lampes fluorescentes ou halogénures métalliques.
Il faut éviter les HQL qui n'ont pas un spectre adapté à l'eau de mer.

Voici un HQL
hql10.jpg

hql_110.jpg


Pour les tubes, le problème sera la profondeur. Tant qu'on ne dépasse pas les 45 cm de façade, c'est bon. Dans ce cas 4 à 6 tubes standards ou spéciaux munis de bons réflecteurs sont nécessaires. Si c'est plus profond il faut passer sur de l'HQi.

L'avantage du HQi est que l'ampoule est enfermée dans un réceptacle avec une vitre qui stoppe les UV dangereux.

Ils sont plus chers et consomment plus, mais sont efficaces et durent plus longtemps.
Pour un ordre d'idée de consommation, cela va de 70 à 400 Watts.

De plus ils sont parfois un peu difficiles à fixer car lourds et doivent être suspendus.
Dangereux de suspendre un appareil électrique aussi lourd au dessus du bac, il faut donc bien l'accrocher. Ils existent sous forme monobloc, très lourds, ou bien en blocs séparés avec la ballaste et le projecteur. Dans ce dernier cas il faut de la place pour tout accrocher.

On retrouve des modèle à 100, 150, 250 Watts pour des aquariums jusqu'à 75 cm de façade. Ensuite des modèles bien plus puissants existent. 1 000, 2 000 Watts.

Il ne faut pas hésiter à mettre ses HQi le plus près possible de la surface. Ainsi la lumière pénètre au mieux.



5ème point, les combinaison :
La réussite en récifal est souvent due à la combinaison de plusieurs facteurs, notamment au niveau de l'éclairage.

Les rampes en kit existent depuis longtemps sur le marché mais restent assez chères. Elles sont souvent munies de 2 HQi ainsi que de 3 néons bleu ou de LED sur le derniers modèles.

Voici une rampe adaptée pour l'eau douce avec deux tubes T5 bleu et 2 blanc
rampe10.jpg

Les bricolages sont tout aussi efficaces. Croiser tout type de lampes est bénéfique pour reproduire les changements de spectre de la lumière du soleil selon ses déplacements.

N'oubliez pas que l'emplacement du décor et des Coraux en particulier seront les clés du succès !



Source :
- "l'Aquarium récifal : manuel d'identification et de maintenance des invertébrés marins tropicaux." de J. Sprung et J.C. Delbeek,
- Connaissances personnelles me provenant du Cercle,
- Données du FFESSM,
- Les photographies sont de moi,
- Visite d'Océanopolis.



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