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Comment choisir entre Sauvage, F0, F1, F2 ou sélectionné? - Développement durable - Fiche et documentation : L'Aquaramiaud : Aquarium associatif de Saint Chamond (Loire - Aqua 42)
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L'Aquaramiaud

Aquarium de Saint Chamond

 

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Aquarium de St Chamond

Comment choisir entre Sauvage, F0, F1, F2 ou sélectionné?

Article posté par ΨFred42.
Paru le jeudi 17 janvier 2013 à 15:41
Vu 1058 fois.
Note : etoiles4 (1 vote)

Comment choisir entre Sauvage, F0, F1, F2 ou sélectionné?



Introduction :

En aquariophilie, il y a deux types de passionnés. Ceux qui veulent obtenir des espèces très colorées, voilées en effectuant différents croisements entre générations et individus avec certains caractères génétiques et ceux qui veulent conserver des poissons les plus proches morphologiquement de leur état naturel.

Pour ceux qui cherchent à obtenir différentes variétés à partir de croisement de variétés ou même différentes espèces (beaucoup plus facile que dans le milieu terrestre, l'exemple classique du mulet entre un cheval et un âne): Ce sont essentiellement des passionnés de Discus, Guppys, Bettas (combattants), crevette (Heteropoda dont la fameuse red cherry), etc. D'autres essayent avec les cichlidés africains, ou américains (en général ici, ce sont des industriels). Cette branche là est beaucoup plus critiquée. Soit disant c'est un désastre écologique et ces espèces crées ne devrait pas être diffusées. Sur ce point, je ne comprend vraiment pas pourquoi le Discus est toléré et pas les autres ? Surtout que je vais évoquer plus loin le gros problème du F1, qui soit-disant est de souche pure, mais j'émettrai toutefois un bémol à ce sujet.

En ce qui me concerne, si certains se passionnent de génétique et ont plaisir à croiser les espèces et variétés pour obtenir d'autres "races", pourquoi pas. Le plus gros risque est de ne voir plus que ces espèces. De toute manière, en animalerie dès que l'on aborde la famille des Cichlidae, les spécimens au phénotype sauvage n'existent pas ou peu... Plus grave, certains particuliers diffusent de la souche "limite" pour du "bon"...

Xiphophorus Maculatus Platy wagtail, issu d'une sélection
"Xiphophorus Maculatus Platy wagtail"

Xiphophorus Helleri (Xipho ou porte épée) au phénotype sauvage:
"Xiphophorus Helleri (Xipho ou porte épée)"

Quelques définitions avant de poursuivre :
F0 ou sauvage: ce sont des espèces prélevées directement dans la nature et qui sont ensuite mises en captivité. Les difficultés sont grandes, il faut leur faire subir une quarantaine avec un déparasitage. Pour ma part, cela devrait être réservé à ceux qui ont pour but de diffuser la souche plus tard en faisant de la reproduction.

F1: Ce sont les jeunes issus de F0, c'est-à-dire reproduction de poissons sauvages en milieux captif.

F2: Ce sont des jeunes issus de reproduction dont l'un des parents est F1 et l'autre F0 ou F1.

Fx: Utilisé à partir d'une troisième génération. On ne compte plus et ils sont Fx.

Intérêt : Il est peut-être plaisant d'avoir des poissons qui ont le même phénotype qu'à l'état sauvage : Comportement, couleur et forme. Le sauvage à mon sens n'est pas essentiel, des F2 ou Fx avec un lieu de pêche sont tous aussi biens.

Bémol : Le coloris et la forme peuvent varier dans une même espèce, ce sont des variétés différentes. Elles existent dans la nature et elles sont attachées à une localité. Si on mélange ces différentes variétés en aquarium, on obtient une variété d'aquarium... et qui n'a malheureusement plus les mêmes caractéristiques que ses confrères sauvages.

Comment garantir ?
Tout simplement, en vérifiant que le lieu de pêche est bien indiqué. Trop souvent des aquariophiles garantissent une bonne souche F2 mais sans localité de pêche. C'est une aberration à mon sens ! Si on croise deux souches F1 différentes sans prêter attention à la localité, on obtient une souche F2 de basse qualité...

Consanguinité ?
Pour garantir la pérennité d'une souche, la seule façon est de croiser cette souche, toutefois avec le même lieu de pêche ! C'est l'unique façon de pérenniser l'espèce en aquarium sans avoir recours au sauvage et même, de conserver l'espèce tout court, puisqu'elle peut-être extincte dans son milieu naturel. Il faut être très vigilant pour les espèces du lac Victoria, qui sont très souvent menacées d'extinction, mais il faut garder cette rigueur pour tous les autres lacs Africains, rivières d’Amérique centrale, etc.

Sans cette rigueur du lieu de pêche, je ne vois pas la différence entre un hybride et un Fx issue de sauvage consanguin ou croisé à tout va... Certains vont diffusés du F3, F4, Fx en disant qu'il est issue d'une bonne souche, mais sans lieu de pêche... Du coup, c'est une aberration : Soit la souche est devenue consanguine, soit elle a été croisée avec une autre bonne souche, mais avec un lieu de pêche différent...

Pourquoi existe-t-il différentes variétés d'espèces dans la nature ?
C'est la grosse question que je me pose... Dans les lacs, il existe des barrières naturelles dues à l'enrochement et le fait que les poissons ne vont pas trop en profondeur. C'est le cas des différentes espèces de Tropheus du lac Tanganyika, mais je reste perplexe sur cet argument, un peu faible, je trouve pour les autres espèces. Peut-être du à l’immensité du lac ?

En milieu marin, cela existe aussi et la raison est plus compréhensible, notamment pour le Platax. En effet, c'est un poisson plat, un peu à la manière du Discus. Il est difficile pour cette espèce de nager à contre-courant. Comme les courants marins sont très violents, ils ont permis de créer des barrières naturelles, et ainsi de créer des variétés différentes de la même espèce de Platax.

Conclusion :

À L'Aquaramiaud, nous avons préféré nous engager dans une politique de développement durable, par le maintien et la reproduction de Tropheus sp. "red" Chimba.
Tropheus sp. "red" Chimba
"Tropheus sp. "red" Chimba"

Banc de Cyprichromis Jumbo Kambwimba
"Banc de Cyprichromis jumbo Kambwimba"

Ce bac était anciennement peuplé avec des cichlidés du Malawi, sans étiquette de lieu de pêche et sûrment croisés entre espèces différentes, des hybrides :
"cichlidés du Malawi"

Nous avons aussi un bac dédié à l’Amérique centrale, mais hélas peuplé de cichlidés d'aquarium, ils sont issus de reproduction de particuliers, mais ils n'ont pas de lieu de pêche. Ils n'ont donc pas de valeur de sauvegarde de l'espèce. Mais Rome ne s'est pas fait en un jour et nous restons une association avec un budget limité, il faudra être patient pour que tous nos bacs prennent un "label éthique et durabilité."

Frédéric Rival

Commentaire n°3/3
Remonter Posté le 18/08/2014 par ΨFred42

 
Super, merci pour m'avoir donné une explication!
J'ai lu aussi que les poissons étaient aussi très sédentaires et attachés à un rocher, mais la tienne est bien mieux plausible, merci!
 
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Frédéric Rival
Président de L'Aquaramiaud, association aquariophile à Saint Chamond (proche de Saint Etienne, Loire - 42).

Commentaire n°2/3 :: Pourquoi existe-t-il différentes variétés d'espèces dans la nature
Remonter Posté le 13/08/2014 par tac42 (Visiteur)

 
Bonjour, un élément de réponse tout bête à cette question. Les grands lacs africains ont évolués comme le reste du monde au fil du temps. Il s'avère que les niveaux d'eau ont variés créant du même coup des barrières naturelles ( par des baisses ) isolant des cheptels d'individus. De cette isolation à conduit à une évolution locale des espèces.
Cela explique pourquoi il est possible de trouver différents type d'une même espèce qui de plus peuvent a nouveau s'hybrider lors de rencontres.

Voila. J'espère que ça aidera smiley sg3agg29g.gif
 
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Commentaire n°1/3 :: Les barrières naturelles changent
Remonter Posté le 20/01/2013 par +Cedric Paul

 
Cet article est relativement intéressant. Pour ma part j'ai assisté à quelques conférences sur le sujet à Brest. Les Océanologues émettent une théorie relativement simple sur l'hybridation en milieux naturel.

Plusieurs phénomènes existent, notamment comme tu le cites dans ton article les courants océaniques qui forment des barrières entre les continents. Sachez tout d'abord que ces courants ne sont pas de simples barrières pour certaines espèces "mauvaises nageuses" comme les Platax, mais bien pour près de 90% des espèces vivant près de nos côtes. En effet, seul les Poissons migrateurs, les Tortues de mer et les Mammifères marins franchisent ce type de barrière pour se reproduire et chercher leur nourriture. De plus, le centre des Océans est souvent un grand désert. (Profondeur semi-abyssale en dessous de 1 000 mètres, très peu voir aucune lumière, peu de vie Zoo- et Phytoplanctonaire.) Ce biotope représente 98% des masses d'eau de mer, autant dire que c'est le principal biotope marin en milieu sauvage. Ce grand espace relativement vide n'attire pas nos petits poissons qui préfèrent rester vers les côtes. On appelle les Poissons qui vivent en pleine eau les espèces pélagiques et elles ne représentent que 11% de toutes les espèces vivant en eau de mer. Avec 11% des espèces de poissons vivant dans 98% de l'espace d'eau de mer existant ; Autant vous dire que pour croiser le Calamar géant il ne faut pas être chanceux du tout...

Les barrières naturelles comme les courants Océaniques sont donc bel et bien difficilement franchissables pour la plupart des poissons, c'est à dire environ 87% en enlevant les espèces abyssales et les espèces pélagiques. Or, il existe des périodes où ces courants Océaniques, ou tout autre barrières naturelles se sont vues modifier.
- Réchauffement climatique, entrainant une modification des courants sous-marins,
- Catastrophes naturelles, pouvant déplacer des populations animales,
- Activité humaine, comme la pèche qui peut déplacer par inadvertance des espèces aquatiques comme terrestre,
- Tout autre miracle comme des oeufs de poissons collés aux plumes d'un Goéland qui migrera de l'autre côté de l'Atlantique... Si si, ça existe.

Tant de facteur qui peuvent offrir une opportunités aux espèces de voyager. Ce sera le cas si la nourriture vient à manquer ou si la prédation est trop forte dans la zone actuelle. Ce sont donc de véritables migrations exceptionelles d'une partie d'une espèce qui peuvent s'effectuer de la sorte.

Par la suite, la barrière naturelle se referme laissant ainsi les espèces évoluer différement, avec notamment un régime alimentaire différent, une eau avec des caractéristiques changées et d'autres prédateurs dans un milieu qui peut être totalement bouleversant.

Ce genre de transformation morphologique est facilement prouvée avec des exemples comme le Tetra Mexicain devenus aveugle à cause de crues ayant déplacées une partie de la population dans des grottes au Mexique. (Référence : Astyanax Mexicanus)

Cedric Paul
 
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Cedric Paul
Ancien Secrétaire de l'Aquaramiaud
Membre du Cercle Aquariophile de Nancy

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